TMB : Les Houches-châlets du Truc

 

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  Col du Tricot

                        "" Si tu ne marches que les jours de soleil , tu n'atteins jamais ton but. ""               

        

                         Avant propos: 

                                    Ce fut d'abord une discussion de salon, des mots jetés en l'air, puis une envie de plus en plus forte et partagée par notre couple de devenir un projet qui prend forme et ne demande qu'à vivre .

 

                                    Aprés 2 années de gestation, nous voici au pied des montagnes à la fois excités et anxieux.Les nuages nous cachent ces masses majestueuses et imposantes .Le déluge de pluie et la température particulièrement basse aux Houches ( origine latine signifiant verger ou enclos ), notre point de départ du tour du Mont-Blanc, nous laissent à penser que la neige nous attend à faible altitude.Il nous faut nous adapter : hier 30°C à l'ombre dans le Var , et ce soir , moins de 10 °C . Ce n'est pas notre gîte qui nous remonte le moral.Des plus rustiques et limite propreté , le châlet Aiguille du Midi a connu ses heures de gloire , mais aujourd'hui, sa dégradation nous afflige.Le repas chaud , à la hauteur du gîte sur le plan de la qualité , nous apporte tout de même un bon réconfort. Aprés quoi, nous bouclons les sacs à dos pour le lendemain, et ...vite , au lit. Essayons de passer une bonne nuit avant d'attaquer les choses sérieuses. La pluie cogne à la fenêtre...

                                           

 

                          ""L' aventure la plus ambitieuse commence toujours par un simple pas ""      

    1ère étape : Le 28 juin 2007  dénivelé = 458m    temps théorique = 3h50 ( réaliste )    Départ à 10h  arrivée à 15h10    2 gros arrêts cumul = 1h30 ( hormis les arrêts tourisme ).

                         Surprise en ouvrant les volets , le soleil inonde la vallée . En levant la tête , nous apercevons l'Aiguille du Midi et le Mont-Blanc . Oublié le froid de la nuit , décuplée la motivation... Vite , préparons nous et prenons le téléphérique de Bellevue . Ne ratons pas un tel spectacle.

                         En altitude, la température reste fraîche et les chemins sont boueux et glissants ( il pleut pratiquement chaque jour depuis 2 mois ) . Nous négocions la première descente avec beaucoup de prudence en évitant les racines des arbres ( véritable verglas ) . Nous avons choisi une variante qui nous permet de rester dans la montagne . Bientôt , voici notre première émotion , nous atteignons la passerelle suspendue sur le torrent du Bionnassay . Ma femme doit vaincre son vertige et faire fi du torrent qui rugit sous ses pieds. Nous passons séparément pour éviter des balancements trop importants .Malgré une sécurité parfaite , nous nous retrouvons sur l'autre rive émus comme si nous avions vécu un moment d'une rare intensité.

                         Maintenant, nous pouvons profiter en toute quiétude du paysage et notamment du glacier de Bionnassay qui étale majestueusement ses crevasses . Quel recul en 10 ans! Nous attaquons le col du Tricot , col de forme trés caractéristique ( 2120m ). Nous pique-niquons dans ce panorama exceptionnel , entourés par les choucas , mais nous limitons notre arrêt à 45 minutes en raison de la température . Nous remettons polaires et jambes de pantalons .Nous entamons la descente rapide( pente raide ) vers les châlets du Miage , petit hameau paradisiaque où il doit faire bon vivre en été. Devant une boisson chaude , nous admirons le glacier du Miage . Difficile de quitter un tel paysage , mais la raison l'emporte . Il nous faut monter jusqu'au châlet du Truc ( l'origine prélatine du mot truc correspond à un sommet arrondi ) , notre gîte du soir . Un concert de clarines nous y attend . Bercés par cette musique improvisée , nous prenons le soleil sur un banc jusqu'en fin de soirée devant le dôme de Miage et les glaciers moins connus de Covagnet et d'Armancette. Lorsque le soleil disparaît, c'est le sauve qui peut général vers les dortoirs en raison de la chute libre de la température. Auparavant , nous réussissons l'exploit d'une toilette rustique à l'eau glacée( pas d'eau chaude dans ce refuge ).

                          Vers 19 heures ,les 28 randonneurs se retrouvent dans la  salle de repas où régne une atmosphère chaleureuse . Une soupe maison bien chaude ( et bienvenue ) , une omelette , des pâtes , pommes de terre et fruit permettent de recharger les batteries .  Un groupe d'Anglais entonne quelques chants , puis vient l'heure du coucher. Dans le dortoir , pas de lumière , pas de chauffage ... Compte-tenu de la température, se déshabiller tourne au supplice . Aprés quelques contorsions dans le lit , j'arrive à enfiler le pyjama; les chaussettes partiront plus tard. Ma femme décide de dormir toute habillée. Le dortoir représente un véritable échantillon européen : suisse ,anglais , italiens et français . Mais quelle que soit la langue, les ronflements sont identiques . Nous préférions la musique des clarines . Nuit folklorique au rythme des cauchemars , des sorties pipi ...Boules quiès indispensables!

                           Dès 6h30, le dortoir se transforme en ruche . Dans tous les coins ,les préparatifs vont bon train . Nous ne bougeons pas avant 7h15 et nous observons toute cette effervescence.Les randonneurs cohabitent dans un petit espace et la bonne humeur règne partout . La toilette du matin à l'eau glacée reste succinte. Dehors , il a gelé . Le ciel bleu découpe la montagne enneigée et les glaciers. Quel bonheur! Nous prenons notre temps pour bien profiter du petit déjeuner et nous partons les derniers vers 9h direction Les Contamines Montjoie .

 

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